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Regarder devant, portrait BD de Richard Suicide

Portraits BD  >  26 mai 2015

Richard Suicide – Beaulieu pour ses parents – est associé à tout jamais à la BD underground québécoise. Irrévérencieux et authentique, on a pu le lire dans des hebdomadaires (Ici, Mirror), dans des fanzines, dans des œuvres collectives et depuis peu dans son second livre en français, Chroniques du Centre-Sud paru aux éditions Pow Pow. 

Comment qualifierais-tu le type de travail graphique que tu fais?

On a souvent qualifié mon style graphique d’underground classique, du genre Robert Crumb, Gilbert Shelton, etc. Personnellement je crois que je suis assez loin de tout ça. Moi je le qualifierais tout simplement de style obsessif compulsif moyennement curable.

À titre de créateur, quelle importance un événement comme le FBDM a-t-il pour toi?

Les festivals de bande dessinée valables brillaient par leur absence depuis des lustres à Montréal. Le FBDM arrive à point c’est sûr.

Quelle BD es-tu en train de lire présentement?

Ces temps-ci, je suis à me retaper les albums de Nicolas de Crecy, son style graphique «dessins nerveux» et ses récits à cheval entre le comic book et l’onirisme délirant (surtout Super monsieur fruit) en valent la relecture.

Quelle BQ t’a littéralement donné la piqure? Pourquoi?

J’avoue que de nouvelles lectures redonnent la piqure assez souvent! C’est ce qui est important parce qu’avec une seule piqure on fait du surplace.

Quelle est la BD incontournable que tu conseilles à tout le monde? Pourquoi?

L’oeuvre complète d’Édika (bien que depuis quelques années il fait du surplace), pour sa manière de dessiner des personnages excédés et ses ellipses scénaristiques. Tout Frederik Peeters pour sa maitrise du récit.

De quoi t’inspires-tu pour créer tes univers BD?

Je m’inspire du quotidien, de ce qui m’entoure, sans basculer dans l’autobiographie qui peut facilement devenir «double-bâillante». Je préfère l’autofiction.

Quelle BD représente selon toi un classique? Pourquoi?

Je n’aime pas le concept de considérer quelque chose comme un «classique». Ça coule dans le béton ce qui devrait se renouveler constamment. Brûlons les classiques!